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QUI SOMMES NOUS ?

En 1989, je joue dans Ludwig von 88, lors d’une tournée au Québec, le gars qui imprime nos tee-shirts pour la tournée, fait ça dans son loft sur une machine bricolée main. En rentrant de tournée, je décide de tenter d’imprimer moi-même les tee-shirts du groupe, surtout que quelques temps auparavent, nous faisons faire nos premiers tee-shirts dans une société parisienne et nous retrouvons pleins de pirates vendus aux Puces de Clignancourt ! Je n’ai pas les moyens d’acheter une vraie machine, je m’en bricole une, ne pouvant imprimer qu’une couleur. Je fais le tour des vendeurs de produits de sérigraphie avec mes cheveux bleus, ma 304 peugeot violette et mon fils Jules, qui a quelques mois, sur le dos. Les mecs sont sympas, me filent des conseils, du matos gratuit et me rendent des services.

Au début c’est dur, les mains, les tee-shirts et la salle de bain sont pleins de tâches, mais ça vient relativement vite et je modifie ma machine pour pouvoir faire jusqu’à 3 couleurs. Le stand de tee-shirts des Ludwig impose avec tous ses modèles, les groupes avec qui nous tournons, me demandent de leurs faire des tee-shirts… Bérurier Noir, Parabellum, Les Wampas… Je bosse comme un tordu, jours et nuits, entre les concerts des Ludwig, pour livrer à temps avant les départs en tournée des groupes.

En 1990, j’ai trop de demandes, il faut faire des factures… Je motive Olivier (Qui est toujours mon associé aujourd’hui), je lui apprends à faire des tee-shirts, il est beaucoup plus calé que moi pour la compta, c’est lui qui prend la charge administrative à son compte. Suite au succès que l’on a avec les groupes, j’envisage de faire un petit catalogue de vente par correspondance, je branche le label Bondage qui sort nos disques à l’époque et qui ont plus de moyens financiers que nous pour se lancer dans cette aventure. Ils ne sont pas motivés, il ne pensent pas que cela ait une chance de marcher !!! (Tant mieux finalement).

En 1992, en plus des t-shirts de groupes, nous commençons à imprimer des slogans : AnarchieA bas toutes les arméesDestroy Fascism Nous faisons notre premier catalogue, une feuille A4, photocopiée et pliée en deux. La première référence est le T1, un tee-shirt Wampas, il y a 21 modèles, le T21 étant Guerriers Balubas des Ludwig. J’ai changé de groupe, quitté les Ludwig pour monter Raymonde et Les Blancs Becs, c’est lors des concerts des RBB que je distribue le catalogue. Le succès est immédiat, nous sommes obligés d’embaucher Raymonde pour servir les commandes, pendant qu’Olivier et moi imprimons pour les groupes et le catalogue. Nous sommes 3 !

En 1993, nous sommes des artisans, mais tout s’emballe, nous sommes obligés de passer en SARL, nous sortons de notre cave pour louer notre premier local, qui est anciennement celui de Jungle Hop, label de Hardcore), Il fait 75 m2, c’est le grand luxe !!! Nous achetons notre première vraie machine à imprimer manuelle (caroussel). Nous sommes 4, Rodrigo, manager de Raymonde et les Blancs Becs, nous a rejoins. En décembre, nous sortons le catalogue numéro 4, toujours en noir et blanc, mais cette fois imprimé et non photocopié, avec des nuances de gris, la classe quoi ! Il fait 12 pages (un vrai bottin !!!) . Le Goéland de la couverture est dessinée par Laul, dessinateur des BxN.

En 1995, le catalogue numéro 5, toujours en noir et blanc, mais nouveauté : il y a des CD et des cassettes surtout ceux de Crash Disques, le label qui sort les deux albums de Raymonde et les Blancs Becs! C’est aussi le début de la marque Diabolik que nous crééons avec Stéphane qui fait le fanzine du même nom depuis 1989 !

En 1998, le catalogue numéro 8 fait 24 pages, et pour la première fois, il est en couleurs !!! La couverture est dessinée Mist. Le local devient très petit, en plus du catalogue, des groupes de la scène alternative, nous commençons à imprimer des tee-shirts pour les groupes de Hip Hop, Assassin entre autres. Ils sont très exigents au niveau de la qualité d’impression et de l’épaisseur de la couche d’encre, ils veulent des impressions énormes, qui couvrent les tee-shirts. Ça m’oblige à modifier et à rendre encore plus performants les fours de cuisson qui sont fabriqués maisons ! Joey Starr nous demande un modèle imprimé avec 3 épaisseurs d’encre !!!

En 2000, Nous déménageons dans un local de 750m2, nous sommes une quinzaine, nous avons six machines manuelles. La vente par correspondance marche très bien. Décembre 2000, nous ouvrons le site internet : www.goeland.fr.

En 2001, la vente par correspondance marche trop bien, nous sommes obligés de séparer les deux activités : impression et VPC, nous prenons un deuxième local.

En 2002, j’ai envie de faire des sacs, des blousons, des casquettes, il faut se mettre à la broderie, nous achetons une petite machine pour broder 4 pièces simultanément. Et j’apprends à broder… Nous en profitons pour réaliser un vieux rêve, nous ouvrons un magasin à Paris : La Boutik au 1 rue Keller dans le 11e, elle fait 35m2, elle a déménagé depuis au 17 rue Keller et fait 120m2.

En 2003, Nous déménageons dans 2000m2, regroupons les deux activités, mais pas pour longtemps, la VPC prend de plus en plus d’ampleur et nous la déménageons en 2004 dans un autre local de 1400m2. Nous achetons notre première machine à imprimer automatique. Une vraie soucoupe volante. Le catalogue n°13 fait 192 pages ! La couverture est dessinée par Julien Solé !

En 2008, le Goéland c’est : 5000m2 en deux locaux, 60 personnes, 2 machines automatiques, 6 machines manuelles, 4 machines à broder, 3 boutiques, à Paris, Montpellier et Nantes. Le dernier catalogue, N°17, fait 320 pages. Jules à 18 ans, il a rejoint l’équipe. Pour noël, 20 personnes sont venues nous aider à servir vos commandes.

En 2009, nous créons Goéland TV (www.goeland-tv.com). On filme des concerts chez nous (dans notre salle “le Soundbox”) ou à l’extérieur, on réalise des interviews et un jeu qu’on appelle le Q’izz, avec : Ultra Vomit, l’Esprit Du Clan, Tagada Jones, Burning Heads, Uncommonmenfrommars… En parallèle nous mettons en ligne un webzine : Addictif (des chroniques de disques, des lives, des interviews…)

En 2010, la crise bat son plein et nous ne sommes pas épargnés. Nous sommes condamnés à fermer la boutique de Montpellier, il ne reste plus que Paris et Nantes. Et rien ne va plus non plus concernant l’atelier d’impression, nous sommes contraints de le fermer fin 2010, le personnel est malheureusement licencié, un atelier de sérigraphie (TIVAS) et un autre de broderie (SLK Broderies) sont montés par quelques anciens Goéland. Ce sont eux qui impriment et brodent actuellement une grosse partie de nos tee-shirts et autres fringues. Pour ne pas se retrouver dans une situation trop critique , nous sommes amenés à licencier plusieurs collaborateurs dans le service de vente par correspondance.

Depuis 2010, nous faisons dorénavant des stands avec nos articles dans les concerts et les festivals, pour rencontrer les gens et pour que vous ne croyez pas que nous sommes juste une bande de robots qui vendent des tee-shirts. Nous sommes présents sur plus d’une vingtaine de festivals de mai à septembre.

Décembre 2010 : Le nouveau site voit enfin le jour, beaucoup plus moderne et fonctionnel, plus beau (à notre avis en tous cas). L’ancien datait de 2005 et devenait très difficile à faire évoluer. Ça faisait longtemps qu’on attendait ça.

L’aventure continue, on donne toujours le maximum pour vous satisfaire au mieux. Nous serons assurément toujours là pour la fin du monde programmée fin 2012…

Je souhaite remercier tous ceux qui ont fait que le Goéland est devenu ce qu’il est et qui font que je m’éclate toujours, plus de 20 ans après :

Tous les employés, tous les groupes et tous les clients.

François